Qu’est-ce qui vous rend heureux dans la communauté de Tokyo-Chofu ?
Grâce à Dieu, même à mon âge je peux encore contribuer à notre communauté. Depuis 15 ans je suis à Chofu et je m’occupe du jardin. Je suis heureux puisque la communauté m’a confié cette tâche. Cela me donne de la joie à 89 ans !
Quel est le secret de votre santé ?
Jamais je n‘aurais imaginé de pouvoir vivre jusqu’aujourd’hui. J’avais 15 ans quand presque toute ma famille est morte dans le bombardement atomique de Nagaski. D’une grande famille de quatre frères et cinq sœurs, seuls mon frère et moi nous avons survécu. A 13 ans, en effet, j’avais commencé à travailler comme pêcheur et au moment de la catastrophe nucléaire j’étais sur un bateau, en haute mer. Après la guerre, je ne pouvais oublier cette douleur, mais peu à peu la joie contagieuse salésienne changea ma vie et j’ai pu vaincre cette profonde tristesse.
Votre vocation salésienne comment est-elle née ?
Avant ma formation initiale comme spirant et puis novice à Miyazaki, mon frère ainé était déjà séminariste. Quand il rentrait pour visiter la famille, il m’invitait : »Viens, suis moi ». Et quand je suis allé visiter la maison salésienne, j’ai beaucoup aimé cet esprit ! Suivant les conseils de mon frère j’ai cessé de fumer et j’ai pris le chemin de Salésien Coadjuteur.
Avez-vous un conseil pour les jeunes Salésiens ?
Rien de particulier, étant donné que nous vivons en famille. Une chose seulement : « Ne potinez pas, s’il vous plait ! ».
Quel est ton Saint salésien préféré ?
Saint Antoine est mon patron, mais il n’est pas Salésien. Et puis je dis le P. Vincenzo Cimatti ! Du temps de l’aspirantat à Miyazaki, je conserve dans le cœur son témoignage. Je ne peux oublier sa prière du matin à la chapelle, quand il enlevait les souliers pour ne pas réveiller les autres Salésiens de la communauté avant le temps. Surtout, Don Cimatti était très joyeux et attentif à nos familles. Il me demandait souvent des nouvelles sur la santé de mes proches.
Source : AustraLasia